Oiseaux et éoliennes


Etudes d’impact des champs d’éoliennes sur les oiseaux au Maroc
Le Maroc étant idéalement situé sur une voie privilégiée de migration des oiseaux dits « grands voiliers » (Rapaces diurnes et Cigognes, originaires d’Europe occidentale et jouissant d’une protection à l’échelle internationale), qui traversent en grand nombre, aux deux passages, le Détroit de Gibraltar, le GOMAC s’est spécialisé, depuis plus de dix ans, dans l’étude de la migration de ces espèces, à partir de la rive Sud du Détroit (comme les ornithologues andalous l’ont fait, de leur côté, à partir de la rive Nord du même Détroit). Le GOMAC a ainsi collecté, au fil des saisons, de nombreux résultats de recensements de ces espèces migratrices, en transit vers leurs zones de nidification européennes au printemps, et vers leurs zones d’hivernage subsahariennes à l’automne.Par ailleurs, depuis le début de la construction du premier parc éolien de Jbel Moussa (à Koudia Al Baïda, près du nouveau port stratégique de Tanger-Méditerranée en construction), le concours du GOMAC est également régulièrement sollicité, de la part de bureaux d’études nationaux et étrangers, et de diverses sociétés, afin d’émettre un avis sur la pertinence ou non d’installation de champs éoliens sur certains sites du nord du pays, qui pourraient se révéler stratégiques pour les passages des grands voiliers. Le GOMAC est ainsi en mesure de conseiller sur le choix de la localisation de l’installation de tels futurs sites éoliens, de manière à ce que l’impact de ceux-ci sur l’avifaune migratrice et locale ne soit pas négatif et n’entraîne que de faibles risques potentiels vis-à-vis de ces espèces.D’autre part, sur les sites éoliens déjà installés et fonctionnels (Koudia Al Baïda du Jbel Moussa, et Cimenterie Lafarge de Tétouan II), le GOMAC mène aussi à bien, de manière suivie et régulière, des études d’impact sur l’avifaune migratrice et sur l’avifaune locale, en déterminant, aux différentes saisons, les taux de mortalités des diverses espèces suite aux chocs potentiels des oiseaux avec les pales des éoliennes en action (recherche de cadavres au pied des éoliennes et dans un rayon d’une centaine de mètres autour de celles-ci). Les altitudes de vols et les couloirs migratoires suivis par les différentes espèces sont répertoriés et analysés, de manière à déterminer localement les zones les plus fréquentées par les oiseaux. Enfin, le comportement des différentes espèces migratrices est analysé suivant un protocole expérimental précis, à l’approche des champs éoliens, de manière à mettre en évidence la capacité de repérage et d’évitement des machines par les oiseaux; ainsi, les éventuelles réactions des différentes espèces sont étudiées, et le GOMAC détermine de cette manière quelles sont les espèces les plus sensibles et les plus menacées par les éoliennes en action.A l’issue de ces études, le GOMAC est également en mesure de conseiller les responsables des parcs éoliens sur d’éventuelles restrictions de fonctionnement des machines au moment des pics de passages des grands voiliers, en fonction des saisons et des conditions climatiques locales (direction et force du vent par ex.emple).

De telles études d’impact, fortement recommandées sinon même rendues obligatoires par l’Etat, s’avèrent très utiles à la protection de l’environnement, les éoliennes, produisant une énergie alternative non polluante et renouvelable, se devant également impérativement de ne pas nuire aux oiseaux migrateurs étrangers et aux nidificateurs locaux. Pour cette raison, les enquêtes du GOMAC sont d’une aide certaine lors de l’installation des nouveaux champs éoliens et lors des étapes ultérieures de leur mise en action et de leur fonctionnement.

Si vous souhaitez réaliser une étude dans ce domaine, faites appels aux ornithologues du GOMAC et contactez BRAHIM BAKASS : bakass.brahim@gmail.com